Catégorie : Anecdotes

  • Frédéric MITTERRAND à Preixan

    Frédéric MITTERRAND à Preixan

    Il y a quelques mois, Liliane et Laurent Sabater eurent la surprise d’accueillir sur leurs terres du Domaine de Lacombe, l’écrivain et animateur, Frédéric Mitterrand.

    Ce Domaine de Lacombe appartenait, il y a une cinquantaine d’années, à la Famille DE PALAMINY dont Frédéric Mitterrand est un descendant très proche, puisqu’il est le petit-fils.

    Aujourd’hui, à la recherche de ses racines, il a visité les lieux, s’intéressant au vignoble et à la cave.

    \"Famille_Palaminy_domaine_Lacombe\"Dernièrement, Madame et Monsieur Sabater ont reçu une lettre de remerciements pour l’accueil réservé et ont pu apprécier quelques photos de Domaine, au début du XXème siècle, que M. Frédéric Mitterrand gardait précieusement.

    A son tour, la Municipalité a recueilli, après recherches, quelques archives sur le passage de la Famille DE PALAMINY à Preixan, et le tout a été envoyé à Paris, chez notre illustre visiteur, qui, depuis le 04 juin 2008, a été nommé directeur de la Villa Médicis à Rome.

    Notre village s’enorgueillit d’avoir eu cette visite, et si d’aventure un jour, M. Mitterrand revenait, nous mettrions tout en œuvre pour le recevoir à l’Hôtel de Ville et lui remettre la médaille d’honneur de Preixan.

  • Le tour de France 1905

    Le tour de France 1905

    \"tour-de-France\"Durant l’été 2008, un courrier émanant de M. Michel MAERTEN de Saumur (49) nous indiquait que M. Eugène VENTRESQUE, originaire de Preixan, avait participé au Tour de France cycliste en 1905.

    Il obtint la 22ème place au classement final.

    Un livre sur la période héroïque (1903-1914) était en cours d’écriture en 2008 par M. Michel Maerten, qui aurait souhaité quelques renseignements sur notre coureur preixanais.

    Nous avons contacté M. René BARRABES, retraité et ancien Conseiller Municipal, qui confirme la présence d’Eugène Ventresque sur le Tour de France. M. René Barrabès est un des descendants de la Famille Ventresque.

    En 1905, à Preixan, il n’y avait ni poste de radio ni télévision, seul le journal écrit retraçait les exploits des coureurs du Tour de France.

  • Joseph MAFFRE, tueur de cochons

    Joseph MAFFRE, tueur de cochons

    \"JosephJoseph Maffre (1893-1975), viticulteur et ancien maire de Rouffiac d’Aude avait répertorié les métiers disparus. Aujourd’hui, l’Institut d’Études Occitanes et sa petite fille, Josette Mestre, membre du Conseil Municipal de Rouffiac d’Aude nous autorisent à publier « le tueur de cochons ». Ce texte était écrit en occitan. Bonne lecture !

    « Faites chauffer l’eau et qu’elle ne bouille pas ! » C’est le jour de tuer le cochon et vous pouvez croire que c’est un jour de grande fête. Toute l’année, on y pense : depuis le jour où on l’a acheté jusqu’au soir où on oublie de lui apporter sa pâtée. Il faut se lever, de bon matin, pour poser le chaudron sur le feu et attiser les sarments pour que l’eau soit chaude à point ; voilà le saigneur qui arrive ; aussitôt il regarde si sa cornue est en place ; de biais, juste un peu, il observe avec attention comment bien renverser l’animal. Car il faut dire que c’est le maître des opérations en ce moment. Un coup de pierre à aiguiser au couteau à saigner et aux racloirs. Allez ! Il entre dans la porchère ; un jeune garçon, avec une corde, attache la patte de derrière ; le cochon sort un peu étonné de voir tant de monde autour de lui. Mais on ne lui donne pas le temps de se retourner ; il est attrapé et couché sur la cornue. Le saigneur l’a saisi aux oreilles et lui tient la tête. On lui fait passer son grand couteau, et en avant, il le plante jusqu’au manche dans le cou, le fait tourner dans la chair et le ressort, et le sang jaillit dans la bassine (chaudron) nettoyée de frais que tend la maîtresse de maison ; quelquefois, elle reçoit un jet de sang sur la figure, ce qui fait rire les hommes, mais vaut au saigneur un nom dont il se serait passé. Le cochon remue un peu en grognant, puis, se tait, ferme les yeux, étire les pattes arrière et se raidit ; il est mort.

    \"cochon\"On le met dans la cornue, bien allongé, on y verse l’eau chaude, en le tournant d’un côté puis de l’autre, et les racloirs font sauter le poil et la peau. Si l’eau est à point, c’est vite fait. Ensuite, il faut le pendre à une poutre à l’aide d’un bâton qui le porte par les pattes de derrière et un tour. Le tueur aiguise son couteau et rase les quelques poils qui restent avant de l’éventrer. Puis, il l’éventre, en retirant l’ensemble des tripes que l’on met dans une grande corbeille et que les cuisinières vont nettoyer toutes chaudes. Il arrache encore les poumons et le foie, sans oublier les rognons, étire les pannes et ôte la tête. Ah, il ne faut pas oublier la fricassée que tous viendront manger ce soir en l’arrosant avec quelques bouteilles de vin vieux, de celui qui brûle les cils. C’est achevé pour aujourd’hui ; le lendemain, de bon matin, le saigneur vient découper le cochon. Celui-ci est allongé sur une table et bientôt mis en pièces, dépecé en jambons, lard et chair à saucisse. La fête du cochon est terminée. Le saigneur range ses outils et repart avec un filet dans sa besace en disant « à l’an prochain ! »

    \"joseph_maffre\"
  • L’orchestre d’Auguste Galaup…

    L’orchestre d’Auguste Galaup…

    Aujourd’hui à Preixan, comme partout ailleurs, les fêtes locales continuent à exister même si les jours de fête ont diminué.

    Autrefois, Preixan avait la chance d’avoir un orchestre dirigé par Auguste Galaup qui se déplaçait en vélo de village en village.

    Ces musiciens étaient pour la plupart des Preixanais.

    Les répétitions de l’orchestre avaient lieu le soir dans le café d’Auguste Galaup.

    Sur la photo de gauche à droite : Eli Sié, un musicien de Pieusse, Aimé Sié, René Galaup, Jules Freu, Auguste Galaup, un jeune musicien de Villalbe.

    \"Orchestre
  • Le sonneur de cloches

    Le sonneur de cloches

    \"eglise-preixan\"Texte en français et en occitan

    Chaque village possède son église et chaque église son clocher et chaque clocher son sonneur de cloches.

    Qu’il y ait une seule cloche ou une douzaine de cloches, il faut toujours quelqu’un pour les faire tinter.

    Levé de bon matin, il sonne l’angélus qui a pour effet de réveiller ceux qui sont entre deux sommes ; à midi, il sonne encore et le soir au soleil couchant, il sonne encore une fois de plus pour dire d’aller dormir.

    Cela se passe ainsi la semaine, mais le dimanche et les jours de fête, il sonne pour annoncer l’heure des offices et pas une fois mais trois, un coup puis un autre.

    Si par hasard, il y a une procession spéciale pour quelque saint, il l’accompagne du son des cloches ; et huit jours avant Noël, autrefois, on sonnait les huitaines ; pour ce faire, il rassemblait les jeunes ; tous ensemble ils allaient sonner une heure ou deux ; c’était beau d’entendre dans la nuit les clochers qui se répondaient l’un l’autre pour annoncer la venue du petit Jésus.

    Mais le sonneur n’agitait pas les battants seulement pour les occasions que l’on pourrait qualifier de courantes. Il était intégré à la vie du village. Il avait une façon particulière pour annoncer une naissance et quand c’était pour un mariage les cloches avaient des ailes et le son liesse coulait de tous les coins. Hélas, quand c’était pour annoncer un décès, les cloches pleuraient ; j’ai connu un sonneur qui a fait le métier plus de cinquante ans et qui, chaque fois qu’il sonnait un glas, marquait une barre sur la plus grosse cloche, et quand il ne put plus sonner, il y avait une sacrée longueur de barres.

    Mais le métier se perd ou s’est perdu ; les jeunes ne veulent pas être liés à un horaire quotidien ; ils appellent cela être esclaves : les pauvres, ils ne se rendent pas compte qu’ils sont esclaves mais de la mécanique !

    De quelque manière que ce soit, il n’y a plus ou presque de sonneurs et, dans les villages où il y a encore un curé, c’est lui ou un enfant qui d’en bas agite le battant d’une seule cloche avec une longue corde.

    Dans quelques villages, on a essayé de remplacer le sonneur par un disque acheté chez un marchand, mais on s’aperçoit que ce qui sort de là, n’est pas du tout le son de nos cloches et que pour aussi beau qu’il soit il ne vaut pas le nôtre. Certains ont eu l’idée, avant que le dernier sonneur ne mette fin à son travail, de faire enregistrer le tintement de ses cloches, et c’est ce que l’on entend encore dans les grandes occasions. L’idée est bonne, mais il y a beaucoup de villages qui n’y ont pas pensé et qui n’entendront jamais plus la voix de leurs cloches, muettes pour toujours et qui pendent tristement dans un clocher désert ou visité aux beaux jours par quelques hirondelles ou quelques corbeaux quand ce n’est pas par une paire de chouettes.

    À Preixan, durant de nombreuses décennies, Marguerite Falandry était la sonneuse de cloches. Elle vivait tout près de l’église et exerçait ses responsabilités avec ponctualité. Elle était la grand-mère de Pierre et Roger Falandry. Elle s’est éteinte en 1968 à l’âge de 79 ans, et depuis une horloge électrique automatique fait sonner les cloches.

    Texte en occitan :

    Lo campanièr Cada vilatge a sa glèisa, e cada glèisa son campanal ; e cada campanal son campanièr. Que i ague una sola campana o una dotzena, i cal qualqu’un per las far tindar. Aquò es l’afar del campanièr. Levat de bon maitin, sona l’angelύs que a per efet de despertar los que son encara entre dos sòms ; a miègjorn, torna mai sonar, e lo ser, a solelh colc, sona un còp mai per dire d’anar dormir. Aquò se passa atal la setmana, mas los dimenges e lors jorns de festanal sona per anonciár l’ora dels oficis ; e pas un còp, mas tres, pic e repic.

    Se, d’azard, i a una procession especiala per qualque sant, l’acompanha al son de la campanas ; e uèit jorns abans Nadal, autres còps sonavan octavas ; per aquò far amassava los jovents et, totis amassa, anavan sonar una ora o doas ; èra polit d’ausir, dins la nuèit, los campanals que se respondián l’un a l’autre per anonciár la venguda del pichòt Jèsus.

    Mas lo campanièr brandissiá pas los batalhs sonca per las ocasions que podrián dire correntas. Èra mesclat a la vida del vilatge. Aviá una manièra especiala per anonciar una naissença, e quand èra per un maridatge, las campanas avián d’alas e lo son d’alegria rajava de tot caire. Ailàs ! quand èra per anonciar una mòrt, las campanas ploravan ; ai conegut un campanièr qu’a fait lo mestièr mai de cinquanta ans, e que cada còp, se sonava un clas, marcava una rega sus la plus gròssa campana, e quand poguèt pas pus sonar, i aviá una còrdilhada de regas. Mas lo mestièr se perd o s’es perdu ; los jovents vòlon pas mai èsser tenguts per un orari jornalièr, apelan aquò èsser esclaus. Pauròts, s’avisan pas que son esclaus, mas de la mecanica.

    Cossí que siá qu’ane, i a pas mait ogaireben de campanièrs e, dins los vilatges ont i a encara un rector, es el o un dròlle que dumpèi debàs brandís lo batalh amb una longa còrda d’una sola campana.

    Dins qualques vilatges, an ensajat de remplaçar lo campanièr per un disque crompat çò d’un mercand ; mas s’avisan que çò que sortís d’aquí es pas brica lo son de nòstras campanas e que, per tant polit que siague, val pas lo nòstre. Qualques-unis an agut l’idea abans que lo darnièr campanièr pleguèsse, de far enregistrar las seunas campanas ; e es aquelas qu’aussi sson encara dins las grandas ocasions. L’idèa es bona, mas i a plan de vilatges que l’an mancada, e que jamai pus ausiràn pas la votz de lors campanas, amudidas per totjorn e que pendorlan tristament dins un campanal desèrt o visitat al bèl temps per qualque ironda, o qualque corbàs, s’es pas per un parelh de chòts.

  • Le Bigarreau Napoléon

    Le Bigarreau Napoléon

    \"cerises_bigarreau_napoleon\"Au mois de juin, c’est la dernière variété de cerises que l’on peut cueillir dans notre village.

    Aujourd’hui, nombre de ces cerisiers ont disparu mais, autrefois, dans les Piboules ou au Thou, le bigarreau Napoléon était cueilli et vendu à des grossistes locaux qui le destinait à la confiserie.

    Cette cerise est un fruit gros à épiderme jaunâtre, coloré de rouge clair au soleil.

    Cette variété tardive est attaquée par la mouche des cerises qui est responsable de fruits véreux.

    Grâce à des traitements en lutte raisonnée, le bigarreau Napoléon peut être consommé dans d’excellentes conditions sanitaires.

  • Le temps des cerises

    Le temps des cerises

    \"cerises\"C’est au printemps, que les cerisiers fleurissent, et l’on peut constater que cet arbre se plait sur notre territoire. (suite…)