Le temps des chevaux de trait

Au début des années 1980, René Escourrou, viticulteur, cultivait ses vignes avec l’aide du dernier cheval de trait de Preixan.

Paul_FarailM. Paul Farail

La page fût tournée et le temps des chevaux était révolu.

Jadis, l’agriculture était l’activité principale dans notre village et pour les travaux, l’élément essentiel de l’exploitation était le cheval ou le mulet.

Nos archives du Ministère de la Guerre attestent que, fin du 19ème siècle, notre commune possède près de 80 équidés qui peuvent être réquisitionnés en cas de conflit. La plupart de ces chevaux étaient jeunes mais certains, ayant dépassé les 20 ans, sont toujours au travail.

Mis à part les agriculteurs qui utilisaient le cheval, d’autres métiers tel que le boucher, le charron, le maréchal ferrant, l’instituteur, le jardinier, le boulanger, le plâtrier, le maçon, le meunier, le limonadier en font usage. Ces chevaux vivaient dans les écuries et rejoignaient l’abreuvoir communal.

Dans les chevaux, on retrouve les nombreuses races telles que le Breton, le Percheron, le Boulonnais, l’Ardennais … ; leur poids variait entre 600 et 1.000 kg.

Dans les registres, les noms des chevaux, juments, mulets ou mules sont toujours les mêmes et cela va raviver auprès des Anciens quelques souvenirs. Les noms les plus donnés sont : Pluton, Bijou, Mignon, Mouret, Ponette, Sirus, Paule, Coquet, Lami, Bayard, Piston, Cora, Tambour, Pechard, Pelote, Cocotte, Mouton, Pato, Belle, Marquis, Faro, Farou, Bitor, Papillon et Crabit.

Henri_FarailM. Henri Farail

Cette chronique sur le temps des chevaux va peut-être vous paraître désuète, mais j’ai souhaité l’évoquer car l’homme et le cheval ont vécu très longtemps côte à côte et, entre eux, il existait une grande complicité.