De gauche à droite et de haut en bas :
En 1946, la guerre venait de se terminer et les restrictions alimentaires étaient toujours là. J’appartenais à l’école laïque de Preixan comme tous ceux qui figurent sur la photo ; cette école est toujours là, présente au cœur du village ; c’était l’école de la République.
Il existait tout près de l’église une école libre où l’on faisait l’apprentissage de la foi chrétienne ; cette école a disparu depuis très longtemps et actuellement les familles Bertrand et Fons occupent les locaux.
Aujourd’hui, plusieurs camarades de classe tels qu’Émile Feuille, Christian Castéras, Roger Odorico, Jean Castella, et Antoine Bosc ont disparu au fil des ans et ils manquent au village.
Nos journées d’école commençaient par l’entrée en classe où l’on vérifiait si nos mains étaient propres ; dans le cas contraire, une fontaine jouxtait l’établissement.
Mademoiselle Bringuier et Madame Buxaca se sont succédé tout au long de notre scolarité.
Tous les matins, le drapeau français était hissé sur un mât dans la cour de l’école et, ensuite, nous avions droit à une leçon de morale. Cette école de village nous a permis d’acquérir de bonnes bases qui nous ont servi dans la vie.
Pleins de souvenirs aussi dans cette cour de l’école, où nous jouions énormément. Le soir après les cours, nous avions étude et nous rentrions tard à la maison.
Comme tous mes camarades, j’aimais les vacances et surtout celles d’été qui duraient plusieurs semaines ; je quittais Preixan et je rejoignais mes grands-parents à Bessède de Sault.
C’est là que commencèrent mes premières responsabilités, j’étais vacher et j’étais heureux.
Camille Delpey, Maréchal-Ferrant retraité.